La nouvelle rentrée universitaire menacée par les grèves

Le Syndicat national des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), s’apprête à organiser une série de grèves et de sit-in en septembre et octobre prochains. Il dénonce la politique de réforme du ministère de l’Enseignement supérieur, qui « exclut l’avis des professionnels », ainsi que « le retard accumulé dans la mise en œuvre du nouveau statut des fonctionnaires du secteur ».

A quelques jours de la rentrée universitaire, le corps enseignant menace de paralyser l’université par une vague de grèves. Le Syndicat national des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), a en effet annoncé plusieurs mouvements de grève et de sit-in prévus entre septembre et octobre.

Ce mouvement de protestation, décidé lors du Conseil national exceptionnel du syndicat tenu le 30 juillet dernier, se veut une réponse au « désengagement du ministère de l’Enseignement supérieur », à « son refus de dialogue concernant la réforme du secteur » et à « ses promesses non tenues », selon le syndicat.

D’après un communiqué récent, le syndicat prévoit une grève de 48 heures les 2 et 3 septembre 2025, suivie d’une grève nationale de 72 heures du 9 au 11 septembre. Une autre grève de 72 heures est également programmée les 17, 18 et 19 septembre, avant une ultime mobilisation prévue du 30 septembre au 2 octobre.

Ces grèves seront accompagnées de sit-in, dont le premier devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur le 10 septembre, puis un autre devant le ministère de l’Économie et des Finances le 1er octobre.

Dans le détail, la centrale syndicale reproche au ministère d’avoir soumis le projet de loi sur l’enseignement supérieur à l’examen du gouvernement en pleine période estivale, sans concertation préalable avec le syndicat le plus représentatif du secteur, marginalisant le rôle des professionnels, pourtant acteurs clés dans la mise en œuvre de toute réforme.

En procédant ainsi, estime le syndicat, le ministère n’a pas respecté ses engagements, notamment celui d’associer les professionnels à toutes les réformes touchant l’enseignement supérieur.

Par ailleurs, le syndicat dénonce le retard pris dans la publication et la mise en œuvre du nouveau statut de base des fonctionnaires de l’enseignement supérieur, validé en janvier dernier. Un retard qui, selon lui, illustre la politique d’évitement du ministère face à ses propres engagements.

 

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