​Affaire d’inceste d’Aïn Aouda : L’ADN confirme la paternité du grand père sur quatre enfants

Les analyses ADN confirment la paternité du quinquagénaire. L’enquête s’étend à un deuxième individu et à des accusations de proxénétisme.

Une affaire sordide défraye la chronique au Maroc depuis son éclatement, il y a quelques jours, mettant en lumière un crime abject : une relation incestueuse prolongée entre un homme et sa propre fille, ayant conduit à la naissance de quatre enfants. Les détails, qui se précisent au gré de l’enquête, peignent un tableau d’une rare complexité criminelle et humaine.

Tout a commencé à Aïn Aouda, lorsqu’une procédure de mariage pour l’aînée des petites-filles a été entravée par l’absence de documents d’état civil. Pour régulariser sa situation, la mère, âgée de 39 ans, a intenté une action en justice contre son propre père, déclenchant une enquête qui a fait voler en éclats un secret familial monstrueux.

Les investigations de l’enquête judiciaire, toujours en cours sous l’égide de la justice, ont conduit à l’arrestation et à l’incarcération du principal accusé, un homme de 59 ans originaire de Oued Zem. Sa fille a également été placée en garde à vue. Les premiers éléments avaient conduit le sexagénaire à n’avouer la paternité que de deux des six enfants de sa fille. Cependant, les résultats des expertises génétiques, considérés comme irréfutables, ont formellement établi qu’il était bien le père biologique de quatre d’entre eux : une jeune femme de 20 ans, un jeune homme de 19 ans, et deux adolescentes de 18 et 17 ans.

Face à ces preuves accablantes, le principal mis en cause a fini par reconnaître les faits d’« inceste » et admettre que cette relation criminelle avait débuté alors que sa fille était à peine âgée de quinze ans.

L’enquête a pris une nouvelle dimension avec l’implication d’un deuxième individu, identifié par la fille sur la base de ses déclarations. Résidant à Salé et originaire de la commune de « Had El Ghoualm», cet homme a été conduit au laboratoire pour des tests ADN. Les analyses ont établi qu’il n’était pas le père des deux plus jeunes enfants, laissant planer un mystère sur leur filiation et élargissant le champ des investigations pour identifier d’éventuels autres protagonistes.

Le scandale s’est encore assombri par des accusations proférées par la fille à l’encontre de sa mère, qu’elle accuse de proxénétisme et de l’avoir contrainte à se livrer à des activités immorales pour subvenir aux besoins du foyer.

Cette affaire, d’une gravité exceptionnelle, suscite une onde de choc dans l’opinion publique marocaine. Relayée massivement sur les réseaux sociaux, elle fait l’objet d’un suivi attentif et soulève de profondes questions. Le principal accusé demeure en détention provisoire sur ordre du juge d’instruction du palais de justice de Rabat, dans l’attente de la prochaine étape procédurale.
 

Mohamed LOKHNATI

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