La France doit « se saisir » de l’espace diplomatique ouvert par Emmanuel Macron et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune « pour obtenir des résultats » sur les dossiers migratoire, judiciaire, sécuritaire et économique, a souligné mercredi le chef de la diplomatie, attendu dimanche à Alger.
Les principes ayant été posés « sur chacun de ces sujets », « il nous appartient désormais de les mettre en oeuvre, de les opérationnaliser » et « ce sera l’objet de ma visite à Alger dimanche prochain », a-t-il poursuivi.
D’autres visites ministérielles se tiendront « prochainement », a-t-il également annoncé.
Le ministre a également souligné que la France n’oubliait pas « l’intérêt » de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, « détenu encore sans fondement par l’Algérie depuis des mois maintenant ».
Les présidents français et algérien ont acté lundi soir le principe d’une relance de la relation entre les deux pays, huit mois jour pour jour après le déclenchement d’une crise diplomatique d’une intensité rarement vue.
L’arrestation mi-novembre de Boualem Sansal avait aggravé les tensions déjà fortes entre la France et l’Algérie, alors que Paris avait soutenu en juillet 2024 la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, un territoire où les indépendantistes sont soutenus par Alger.
Boualem Sansal a fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison en Algérie, a indiqué à l’AFP mercredi son avocat français, François Zimeray.